Hockey sur gazon Canada > Nouveau record canadien pour Kate Wright (Gillis) avec son 169e match

Une page d’histoire du hockey sur gazon canadien s’est écrite le samedi 5 août à Lancaster en Pennsylvanie quand Kate Wright (Gillis) a enfilé le maillot rouge et blanc à feuille d’érable pour la 169e fois de sa carrière, établissant une nouvelle marque pour le nombre de matchs internationaux seniors par une membre de l’Équipe nationale féminine du Canada. Wright abaisse ainsi la marque de Stephanie Jameson établie en 2012.

Wright a connu une telle carrière qu’il est mieux de démarrer dès le commencement.

Wright a entrepris la pratique du hockey sur gazon avec sa mère Diane Gillis, qui pratiquait elle-même l’athlétisme, l’encourageant de tenter sa chance au sein de l’équipe de l’École secondaire catholique Regiopolis-Notre Dame à Kingston en Ontario alors qu’elle était en secondaire 3.

Gillis a vu cela comme le mélange parfait de tous les sports que Wright aimait déjà : soccer, hockey sur glace et athlétisme. Wright, qui correspondait tout à fait à la description stéréotypée de « petit garçon manqué » hésitait porter la jupe pour pratiquer son nouveau sport, mais elle a fini par suivre le conseil de sa mère et elle s’est taillé une place avec l’équipe des finissantes alors qu’elle était plus jeunes que ses coéquipières.

De là, Wright a joué au sien de clubs dans la région de Toronto alors que la famille faisait le voyage chaque weekend pour la voir évoluer dans les ligues de niveau élite.

À l’âge de 17 ans, Wright a accepté une offre de l’entraîneur-chef national de l’équipe, Sally Bell de faire un essai avec l’équipe canadienne. À ce moment critique de sa jeune carrière sportive, Bell a pris une chance sur Wright et l’a invité à faire partie de l’équipe à temps complet. Wright a fait le saut, déménageant à Vancouver dans la poursuite de son rêve de représenter le Canada. Elle a conclu son secondaire par correspondance, ce qu’elle n’aurait jamais réalisé sans l’aide de son école secondaire et sans des défenseurs de sa cause comme Ed Kenny, le directeur sportif de son école secondaire.

Une fois ses études secondaires terminées en 2007, Kate a poursuivi ses études à Boston College (2009), à l’Université de Melbourne, et finalement à l’Université e la Colombie-Britannique ou elle a été nommée au sein de l’équipe d’étoiles étudiantes nationale universitaire en 2012, 2013 et 2014.

Connaissant autant de succès en classe que sur les terrains, Wright a reçu la Bourse Dianna Popwich en 2013, elle a été représentante des athlètes au sein du Programme de familiarisation olympique de Sotchi en 2013 et elle a eu l’honneur d’être une porteuse du flambeau pour les Jeux panaméricains de 2015.

Son premier match avec le maillot numéro 3 du Canada remonte à 2007 devant ses partisans à Vancouver contre le Chili. Aujourd’hui, comme capitaine de l’équipe, Wright a mené l’équipe à de nombreux tournois internationaux, notamment deux éditions des Jeux du Commonwealth (2010 et 2014), deux tournois de la Coupe panaméricaine (2013 et 2017) et à une édition des Jeux panaméricains (2015). En plus de ces compétitions, elle a aussi reçu d’autres honneurs. Wright a été élue Joueuse de l’année de l’Équipe nationale féminine de Hockey sur Gazon Canada en  2013 et Joueuse par excellence du Tournoi de R1 de la Ligue mondiale en 2014.

La dernière édition de la Coupe panaméricaine en 2013 représente un fait saillant de carrière pour Wright. Devant la foule locale de Toronto en Ontario, notamment ses parents, amis et le directeur sportif de son école secondaire Ed Kenney dans les estrades, Wright a conduit les Canadiennes à une médaille de bronze, un premier podium canadien à la Coupe panaméricaine en neuf ans, soit depuis 2004.

Kate est une athlète reconnue pour sa durabilité. Elle a joué les 77 derniers matchs de l’équipe et n’a raté que deux rencontres au cours des cinq dernières années, à l’occasion du mariage de son frère Max.

Wright a joué pour trois entraîneurs à temps plein au sein de l’Équipe nationale féminine, soit 11 matchs pour l’entraîneur Sally Bell (2007-2008), 60 matchs avec l’entraîneur Louis Mendonca (2009-2012) et 90 de ses sélections au cours des cinq dernières années avec l’entraîneur-chef actuel, Ian Rutledge (2013 – aujourd’hui).

Rutledge a appris à connaître Wright de près, travaillant avec elle depuis toutes ces années sur le terrain et il n’a que du respect pour sa capitaine de 27 ans.

« Kate est une des meilleures athlètes avec qui j’ai eu le privilège de travailler », indique l’entraîneur-chef Ian Rutledge. « Elle est une attaquante dynamique et travaillante qui présente une rare combinaison de puissance aérobic et une vitesse explosive. Plus important encore, Kate est une personne incroyable avec une éthique de travail et un ensemble de valeur incomparable. »

Comme capitaine d’équipe, Rutledge affirme mener par l’exemple, sa motivation à se pousser vers des sommets personnels lors des jours de tests de conditionnement et sur le terrain est quelque chose qui renverse constamment l’entraîneur et les autres membres de l’équipe.

« Elle continue de pousser ses limites personnelles et elle établit encore des marques de programme comme athlète senior, inspirant toute l’équipe à s’améliorer chaque jour », révèle Rutledge. 

Qu’est-ce qui se dessine pour l’avenir? Personne n’en doute, particulièrement pas Rutledge. « Je n’ai aucun doute que Kate peut conduire cette équipe à Tokyo et devenir la première Canadienne à disputer 200 matchs. Bien fait Kate, cet honneur est bien mérité. »

Kate, nous te souhaitons bien d’autres matchs. D’ici à Tokyo, au-delà des 200 matchs!