Hockey sur gazon Canada > Les Canadiennes concentrées à l’entraînement

Tout au long de l’automne, les membres de l’Équipe canadienne féminine de hockey sur gazon se sont entraînés à la sueur de leur front dans différentes régions du pays et un peu partout dans le monde.

Certaines ont joué à l’étranger avec leur club, plusieurs ont joué avec leur université canadienne dans le championnat de SIC qui a récemment pris fin.

Il y a toutefois un autre groupe qui a discrètement poursuivi l’entraînement dans la région de Vancouver.

Plusieurs membres de l’Équipe nationale féminine se sont régulièrement rencontré sur le terrain de l’Université de la Colombie-Britannique et en gymnase à Richmond, question de poursuivre l’entraînement.

Ce fut une occasion de se concentrer à l’amélioration des compétences individuelles, sans compétition immédiate au menu.

« J’aime vraiment cela personnellement », a indiqué le milieu de terrain Alex Thicke. « Cela nous donne l’occasion d’axer l’entraînement sur notre travail individuel et sur la progression et aussi de travailler sur les aspects de notre jeu que nous n’avons pas pu travailler (cet été). »

Thicke a rejoint l’équipe plus tôt cette année, au début de ce qui a été une saison de compétition très importante.

En plus d’accueillir deux tournois au pays, les deux à Toronto, l’Équipe nationale féminine était engagée dans un parcours de qualification pour les Jeux olympiques de 2016.

Après avoir raté cet objectif, l’équipe a réalisé d’importants progrès en remportant une médaille (bronze) aux Jeux panaméricains 2015, soit un premier podium pour l’équipe féminine depuis 1999 et en grimpant dans le Top 20 du classement mondial de la Fédération internationale de hockey.

« J’ai eu le grand privilège de monter à bord de l’aventure et d’expérimenter tous ces gros tournois dès le départ », ajoute Thicke. « C’était tellement amusant et l’expérience a été tellement bonne que j’ai hâte de vivre la suite. »

Ce sentiment est partagé par tout le groupe qui entre dans la quatrième année d’un plan de huit ans visant la qualification pour les Jeux olympiques de 2020 à Tokyo.

« Nous sommes toujours motivées pour les prochains Jeux olympiques », indique le vétéran Sara McManus. « Même si Rio est hors de portée maintenant, il y a encore une motivation de nous améliorer et de nous qualifier pour Tokyo. »

Bien que les Jeux olympiques de 2020 et même la Coupe du Monde féminine de 2018 soient encore dans un avenir relativement lointain, les récents succès connus par l’Équipe nationale féminine leur ont plus que jamais fourni un élément de concentration et de motivation.

Qu’elles jouent pour un club ou une équipe de SIC, ou qu’elles soient à la maison à Vancouver, l’entraînement d’automne a été une façon pour ces athlètes de poursuivre leur progression.

« Je crois que c’est simplement une très belle occasion pour les filles de travailler sur les petits aspects et de réaliser de grandes améliorations au cours de l’automne avant de reprendre le calendrier de tournois », affirme McManus.

L’Équipe nationale féminine tiendra un camp de fin d’année lors de la première semaine de décembre, avant de prendre une pause jusqu’à la mi-janvier en préparation pour une nouvelle année de compétition.